Treuzy-Levelay

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L’histoire du village

Au nom de mon village - Monographie d’un village rural de Seine & Marne au 20e siècle

C’était en 1993. A l’initiative d’un habitant du village, Pierre Schimmenti, il est décidé de formaliser l’état d’un village rural de Seine & Marne en cette fin du deuxième millénaire, afin de laisser une trace tangible pour les générations futures. Cela prend la forme de la « photo du village », d’un recensement des activités des habitants et d’une chronique du vingtième siècle, intitulée « Au nom de mon village ». Ce document de 45 pages nous fait parcourir les évènements qui ont marqué Treuzy-Levelay au cours de ce siècle : 

  • Le changement de nom du village : le 14 décembre 1903, Treuzy devient Treuzy-Levelay suite au décret du Président de la République de l’époque (Emile Loubet) « Le chef lieu de la commune de Treuzy est transféré au hameau de Levelay, la commune portera à l’avenir le nom de Treuzy-Levelay »
  • La mobilisation générale du 2 Août 1914 et la réquisition simultanée des chevaux
  • Les 21 morts pour la patrie
  • La vie courante à la campagne et le rôle important joué par les femmes
  • L’établissement du service téléphonique chez Madame Lioret, épicière à Levelay, en 1921
  • L’arrivée de l’électricité en septembre 1927, qui fut l’occasion d’une grande fête organisée par le maire de l’époque, Monsieur Gustave Moufrond 
  • L’exode de Mai 1940 
  • La vie sous l’occupation et la résistance 
  • La réalisation du réseau de distribution d’eau potable en 1941 
  • La moisson dans les années 50, le remembrement, l’arrivée des premiers tracteurs
  • L’arrivée des premières résidences secondaires dans les années 60
  • La construction des lotissements des sycomores et de la voie nouvelle, entraînant la création d’une deuxième salle de classe à l’école 
  • La modernisation du réseau d’eau en 1971
  • La rénovation de l’église en 1993


Le document complet est téléchargeable !

L’ensemble des photos prises lors de cette journée mémorable de juillet 1993 et tous les documents supports de ce recensement ont été déposées aux Archives Départementales de Seine & Marne, où ils peuvent être consultés.

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au nom de mon village - treuzylevelay
 

Photos de 1993

 

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Photo des habitants du 03.07.1993
PDF - 828.7 ko
Photos 1993
PDF - 1.2 Mo
Photos 1993 bis

 

Dites, M’sieur Blain, pourriez pas m’expliquer deux ou trois trucs ?

Si, partant du cimetière de Treuzy-Levelay, vous empruntez un chemin de terre carrossable qui traverse les champs et vous arrêtez au premier petit bois, vous avez toutes les chances de remarquer entre les arbres le petit menhir de la Roche à Blain. 

C’est un grès trapu, d’1,80 m de haut, où se succèdent glacis, crevasses et minuscules cavernes, le tout habillé de mousses et de lichens du plus bel effet. Plusieurs des cavités ouvertes à son sommet recèlent de gros clous de fer. Ce sont les témoins d’une pratique curative censée soigner les maux de dents. « Il fallait piquer la dent malade avec un clou et le planter ensuite dans la roche après avoir tourné plusieurs fois autour. L’oncle d’un certain Billard aurait lui même expérimenté cette coutume vers le début du XXe siècle et en serait retourné soigné »

A l’heure actuelle, aucune légende n’est attribuée à ce mégalithe, mais Henri Dontenville (fondateur de la société de mythologie française) et d’autres voyaient dans sa désignation une probable référence au dieu gaulois Belenos qui s’illustrait en médecine et en arts. Cette hypothèse est vraiment à prendre avec des pincettes. Il y a fort à parier en effet que ce mystérieux Blain ne soit en fait que l’un des nombreux patronymes locaux plutôt courants dans la région. Outre des Blin habitant Nonville, Moret, Villemer, il y en a cinq ayant vécu à Treuzy entre la fin du XVe et le début et la fin du XVIe. Un certain Jean Blin de Treuzy s’y serait marié en 1685. En 1721, un Pierre Blain possédait des terres sur la commune et aurait marié sa fille Magdeleine Blin en 1730. Un second climat semble d’ailleurs issu de son nom : La Fosse à Blain, qui n’était pas très éloigné de notre roche. Une Jeanne Blain ou Blin y vivait aussi en 1695, ainsi qu’un Toussaint Blin et un Jean-Baptiste Blin, marié en 1792, manouvrier de 40 ans, fils d’Etienne Blin. Pour corser le tout, il était courant que le nom d’une famille entre dans la composition des toponymes des terres dont ils avaient la charge.

Reste à savoir si la nouvelle « impasse de la roche à Blain » située rue Grande attirera un dentiste…

roche à blain



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